Plusieurs choses à retenir de ce début de voyage en stop :
D’abord, le stop marche très bien ici. Un peu timide au début, j’ai fini par l’adopter et aujourd’hui j’ai du passer par 7 véhicules au moins, avec au pire une trentaine de minutes d’attente. A tel point que c’est un moyen de transport pour les petites distances aussi. La règle toujours étonnante qui marche ici aussi c’est : plus la route est perdue, plus l’attente est courte. Et puis un détail toujours vrai : les gens qui s’arrêtent sont sympa !
Pas vrai qu'il a l'air sympa ? Notez le bitume flambant neuf
Deuxième leçon : si tu ne sais pas, demande. Si tu crois savoir, demande quand même, ça pourrait t’aider. Comment aurais-je pu savoir qu’au lieu d’attendre à la gare routière, à regarder passer les bus pleins, il fallait faire du stop près de l’entrée d’autoroute ? Plus de bus qui passent, et comme on n’a pas réservé le trajet auprès de l’entreprise, le prix est négociable avec les chauffeurs ! C’est pareil pour tout : les chiliens sont contents de te donner des informations, et des fois, le simple fait de parler permet de trouver une solution inattendue… J’appele ça avoir une bonne étoile. J’ai l’impression qu’au Chili, tout est possible avec de l’argent, mais beaucoup de choses semblent possibles simplement en parlant ! Une autre excellente raison de parler correctement espagnol (travail en cours, en ce qui me concerne)
Alors ça ne m’est pas encore facile mais j’apprends à demander.
Et si tu cherches une épicerie, tu peux généralement te baser sur les drapeaux de marques de chips
Arrivé aujourd’hui à Hornopirén, j’ai pris un premier petit ferry pour traverser l’estuaire qui prolonge le Río Petrohué. C’est le début de la “Carretera Austral”, la route (voire la piste) qui traverse tout le sud du Chili pour le connecter au reste du pays. Sauf que ce n’est pas si simple : étant donné la topographie de la côte, la Carretera est une suite de morceaux de route reliés par des ferries.
L'estuaire
A Hornopirén, il faut s’organiser un peu pour prendre un long ferry qui arrive bien plus au sud. Ce sera ma première étape pour rejoindre le mythique Río Futaleufu. En attendant je profite du temps que j’ai pour découvrir un peu le coin : 2 jours dans la campagne près de Puerto Montt, 1 ou 2 jours ici.
Les lézards sont en couleur
Dans le parc Alerce Andino, un endroit surnommé "la cathédrale"
Le Río Blanco, près d'Hornopirén
Et, en gastronome curieux, je ne ferai pas partie de ceux qui quittent le Chili sans avoir goûté le fameux “completo” : hot-dog tomate/guacamole entre autres choses. Ah, et puis les empanadas de cochayuyo aussi : une algue du coin si j’ai bien saisi. Mes chauffeurs d’un moment ont eu du flair pour s’arrêter à un endroit où les empanadas étaient excellentes ! Encore une bonne raison de se reposer sur ceux qui savent.