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Des bons côtés de l'automne
Quitte à vous paraître en total décalage avec ce que vous vivez en ce mois de mai, un petit billet pour dire comment j’apprécie l’automne.
L’automne, c’est le ralentissement. Les journées sont plus courtes. C’est déprimant ? Aujourd’hui que je ne fais pas du TER-boulot-dodo (je caricature, mais c’est l’idée de ne pas disposer de son propre temps), je trouve que ça me laisse le juste temps. Selon les jours et la météo, le juste temps pour sortir faire ce dont j’ai besoin au village, rentrer cuisiner et manger, me reposer un peu, couper ou rentrer du bois, me promener et cueillir ou observer des plantes inconnues, aller chez Alvaro, etc.
Et vers 18 heures, quand arrive la nuit, je suis content de cette bonne raison pour avoir des heures libres à l’intérieur. Pour cuisiner, pour bouquiner, regarder des vidéos, m’occuper du feu ou m’occuper au coin du feu, prendre des notes, …
Bref, on peut vivre l’automne de plein de façons, celle que je vis actuellement me plaît beaucoup : une saison de lenteur confortable avec un bruit de pluie qui tombe, une odeur de fumée et parfois de champignons, les chaussettes mouillées en rentrant mais le feu pour se sécher. Ça fait longtemps qu’une vie à la campagne me tente de manière purement théorique ; ce n’est pas un hasard si c’est maintenant que, suite à la dernière étincelle produite par un ami il y a quelques jours, ça commence à prendre et que je regarde comment le concrétiser.
Et pour revenir les pieds sur Terre… Les châtaignes sont un des trésors de l’automne ; conjuguées avec mon temps libre et un rythme lent qui m’offre de la patience comme jamais, ça donne de la confiture de châtaignes.
2 heures de décorticage pour 1,5 pot comme ci-dessous. Mais miam !
Cette toute première expérience en confiture m’a permis de mesurer l’ampleur du labeur. Je salue tous les cuisiniers dont les confitures m’ont régalé : chapeau bas et merci !
Allez, une petite image pour se rappeler que l’automne c’est beau. Le printemps aussi mais… C’est moins reposant ! J’en profite pour vous faire remarquer que j’ai peut-être 32 ans mais seulement 31 printemps.
Allez, un joyeux printemps à vous !